Formation sur introduction au data journalisme

Formation sur l’introduction au data journalisme au profit des journalistes de huit radios de proximité, une télévision, une presse écrite, une presse en ligne, des web journalistes et des acteurs de la société civile à Cotonou

 

Pour mieux conduire les enquêtes journalistes, CFI a organisé une session de formation sur l’introduction du data journalistes à Cotonou avec l’appui technique et logistique du CSID-Bénin

 

Dans la poursuite des activités du projet Dialogues Citoyens Bénin financé par CFI Agence de coopération médias et ses partenaires Social Watch-Bénin et la Fédération des Radios Communautaires et Assimilées du Bénin (FeRCAB), le Centre Solidarité et Initiatives pour le Développement (CSID-Bénin) a assuré l’appui logistique et technique de l’atelier de formation sur l’introduction au data journalisme. Cette formation animée du 22 au 26 octobre 2018 à Cotonou par Marianne BOUCHART, s’est adressée aux journalistes de huit (8) radios de proximité impliquées dans le projet, à la chaine de télévision Canal3 Bénin, à la presse écrite Fraternité et au quotidien en ligne Banouto.info ainsi qu’aux membres du réseau Social Watch Bénin. L’action vise à renforcer les compétences de ces acteurs sur les points suivants.

  • Savoir trouver des données (définition et organisations, flux RSS: agrégateurs de flux, création d’un système d’informations ; Podcasts & vidéocasts), les sélectionner (qualité, vérifications et homogénéisation) puis les organiser (tableaux, variables, formules, modes d’extraction des données) à l’aide du meilleur outil (base de données « OpenOffice », tableurs, « Excel/Micro-soft », Classeur « OpenOffice », Google Docs, cartographie, timeline).
  • Savoir construire une infographie simple et interactive (Code couleurs, échelles, convention de représentation, choix du type de graphique, éviter les biais et les erreurs de représentation)
  • Veiller à son e-réputation et la veille en ligne : (Définir et mettre en place des actions de protection, d’optimisation et d’utilisation des moteurs de recherche).

La première étape de la formation a permis de définir le journalisme de données, d’échanger autour des exemples venus du monde entier, et autres généralités permettant de contextualiser ce sujet.

On peut retenir au bout des échanges que le data journalisme ou journalisme de données est un terme générique qui englobe un ensemble d’outils, de techniques et d’approches de storytelling en constante évolution. Cela peut aller du reportage traditionnel assisté par un ordinateur (utilisant des données comme « source ») aux visualisations de données et autres applications plus sophistiquées. Son objectif est journalistique: offrir des informations et des analyses pour mieux informer les gens des problèmes importants du moment.

On peut aussi définir le data-journalisme comme un ensemble de nouvelles compétences en matière de recherche, d’analyse et de visualisation de sources numériques, à une époque où les compétences de base du journalisme traditionnel ne suffisent plus. Il ne s’agit pas de remplacer le journalisme traditionnel, mais de le compléter.

Cette formation a été très pratique à travers des cas concrets de recherche et de traitement des données. Avec l’appui de la formatrice, chaque participant a défini un sujet qui fera objet de collecte et de traitement de données au cours de la session. L’objectif est de s’appuyer sur un exemple pertinent permettant d’appliquer le contenu des différents modules. Le Benchmarking et le pitch sont des méthodes nécessaires à l’identification et la présentation d’un projet.

S’agissant du benchmarking, il a été question de trouver à travers des recherches sur internet, des sujets semblables déjà développés, de comprendre en détail ce qui avait été fait et d’apporter une touche d’innovation à son projet. Dans ce sens, plusieurs sites web présentant des données ouvertes ont été identifiés et parcourus.

On peut citer essentiellement : Open corpored (ce site présente la liste des entreprises des pays d’Afrique et du monde), Wikileaks (il rassemble des documents regroupés par les lanceurs d’alerte), APIEx (pour trouver les informations sur les entreprises au Bénin), African Information high way (ce site présente des informations sur l’agriculture et la gouvernance) etc.   

Cette recherche a donc abouti à des idées précises des projets proposés par les participants. En utilisant le pitch, chaque participant a été amené à présenter son projet. En effet, le pitch est un court discours qui présente un projet et justifie de son importance. Pitcher donc son projet, c’est convaincre en une minute, de la valeur du projet et de son utilité. Chaque participant s’est donc prêté à l’exercice en s’appuyant sur son projet et en respectant les quatre étapes suivantes :

  • Expliquer ce qui sera fait ;
  • Expliquer pourquoi faut-il le faire ;
  • Expliquer pourquoi c’est important ;
  • Présenter le comment le faire (article, radio, etc.)

Les notions sur l’utilisation avancée du moteur de recherche Google pour trouver des données ont été abordées. Notons qu’au-delà de taper des mots clés pour trouver des données sur internet, les opérateurs Google permettent un accès rapide et précis aux données.

Les participants ont surtout appris à travers des exercices pratiques, à traiter des données en utilisant les notions mathématiques notamment le calcul de pourcentage, la valeur modale, la valeur médiane etc.

L’un des objectifs du journalisme de données étant de rendre les statistiques facilement compréhensibles par les populations. L’accent est mis sur les techniques de présentation et de visualisation des données à travers l’histogramme, le diagramme circulaire et le diagramme en bâton.

La formation a pris fin par des conseils pratiques pour mieux sécuriser les données. On peut retenir pour l’essentiel :

  • Ne toucher jamais au fichier d’origine.
  • Faire une copie de sauvegarde
  • Créer une nouvelle version et travaillez sur celle-ci
  • Ajouter un onglet “information” où vous notez des détails importants à savoir sur les données (source/s des données, format des dates, monnaie utilisée, nombres, données manquantes, etc.)
  • Tenir un journal des données. Ecrire tout ce que vous faites sur le document et toutes les étapes accomplies ou à faire, pour bien vous organiser.

La formation a pris fin au bout de cinq jours d’intenses activités sous la note de satisfaction de tous.

 

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