Causeries citoyennes du 15 septembre 2018

A l’orée de la rentrée scolaire 2017-2018, la causerie citoyenne de ce samedi 15 septembre s’est penché sur cette actualité avec pour thème : La complicité dans l’éducation des enfants.

Cette séance a été co animée par Auguste NOUGBODJINGNI, Opérateur Economique, Président de l’Association pour la Défense des Consommateurs de Septentrion (ADCS) et Gabriel TORI, Enseignant au CEG Guéma.

La pluie matinale de ce samedi n’a pas émoussé l’ardeur des élèves, étudiants, parents d’élèves et responsables du secteur de l’éducation qui ont fait le déplacement du CSID-Bénin pour débattre de ce thème combien important pour la réussite scolaire des enfants. Cette séance est enregistrée sous forme d’une émission radiophonique diffusée par Deeman radio, partenaire du CSID-Bénin.

En abordant la question de savoir le genre de complicité devrait exister entre parents et enfants, les deux invités ont tous souligné la nécessite pour les parents de développer un lien de dialogue avec les enfants. En effet, au-delà des relations traditionnelles parents-enfants, les parents se doivent d’échanger souvent avec leurs enfants. L’objectif est d’établir et d’entretenir une certaine complicité permettant aux enfants de se confier aux parents plutôt qu’à de tierces personnes. Cette complicité parents enfant, fait partie également des valeurs qui existaient déjà dans les sociétés traditionnelles. Les relations mère et fille, où la mère est la meilleure confidente de sa fille dans les sociétés traditionnelles ont été citées en exemple.

Par rapport à la place que devrait occuper l’enseignant dans l’éducation des enfants ? Gabriel TORI a d’abord déploré la situation actuelle des relations entre élèves et enseignants. Il a affirmé que bon nombre d’enseignants se contentent d’enseigner plutôt que d’éduquer. L’effectif pléthorique qu’enregistrent les classes dans les écoles publiques en est l’une des difficultés majeures. Ceci empêche l’enseignant, surtout ceux du secondaire, de connaître individuellement tous les élèves de la classe et de communiquer sur des aspects liés au comportement de l’enfant. De plus, les enseignants ne viennent plus dans l’enseignement par vocation, mais plutôt pour se faire de l’argent. Par contre, l’enseignant du primaire est en contact permanent avec les écoliers pendant toute la période scolaire, il connait tous ses apprenants. C’est un contexte qui favorise le suivi des enfants.

Mr Auguste NOUGBODJINGNI a renchérit en rappelant que certains enseignants adoptent des comportements qui ne favorisent pas l’éducation des enfants. En plus les nouvelles technologies, quand bien même elles permettent aux enfants de faire des recherches et d’approfondir leurs connaissances, elles présentent des limites.

Concernant le rôle que joue la société dans l’éducation des enfants, Mr NOUGBODJINGNI reconnait que la société influence énormément l’éducation des enfants. C’est dans ce milieu que l’enfant entre en contact avec ses pairs, desquels il apprend de bonnes comme de mauvaises habitudes.

Le Sociologue Ali MORAT LAFIA a renchéri en soutenant qu’il doit exister une complicité entre les parents et les enfants pour garantir de meilleurs résultats scolaires.

Le débat qui s’est installé suite à ces différentes interventions a permis de mettre en lumière les conséquences néfastes de l’abandon de certains parents sur le comportement des enfants et par ricochet sur les résultats scolaires. Le recours aux valeurs culturelles dans l’éducation des enfants est unanimement reconnu et souhaité pour une éducation plus réussie.

La causerie a pris fin sous la note de satisfaction des participants.

 

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